Un été haut en couleur pour le service prévention

Village de la prévention des conduites addictives et à risques à destination des jeunes du Val-d’Oise : Tu as le choix de dire « Non » !

Ce village, organisé par la Préfecture du Val-d’Oise à la base de Loisirs de Cergy, regroupait sur 2 jours, les 2 et 3 juillet, de nombreux partenaires concernés par la lutte et la prévention des conduites à risques chez les jeunes comme l’ANPAA ou encore la brigade de la prévention de la délinquance juvénile de la gendarmerie nationale.

Chaque partenaire proposait un stand d’information et une animation de prévention avec l’objectif commun d’informer les jeunes de 10 à 21 ans sur les problématiques de consommation à risque, d’interroger leurs connaissances et représentations sur ces sujets et de favoriser ainsi une prise de conscience.

Au cours de cette manifestation, Diane et Caroline, chargés de prévention accompagnés d’Olivier, bénévole ont animé le jeu géant de l’Oie en posant à plus d’une centaine de jeunes des questions sur le tabac, alcool et cannabis. Comme souvent, tous les jeunes qui ont participé ont conclu avoir appris de nouvelles choses sur ces sujets. Nous espérons que cela les aidera à responsabiliser leurs choix et qu’ils n’oublieront jamais qu’ils ont le choix de dire non !

Lien vers un article du Parisien sur ce village de la prévention  : http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-d-oise-95/le-village-de-la-prevention-accueille-800-adolescents-03-07-2013-2949169.php

Lien vers un reportage de VO News : http://www.dailymotion.com/video/x11jaio_village-pre-vention-des-addictions-a-la-base-de-loisirs_news

Emission avec Mme la Préfète : http://www.leparisien.fr/espace-premium/val-d-oise-95/le-village-de-la-prevention-accueille-800-adolescents-03-07-2013-2949169.php

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Mourir à domicile : souhaité ? souhaitable ? possible ?

Voici mon intervention lors du débat public organisé par l’ARS, le samedi 1er juin 2013 à Eragny.

La question de la fin de vie interroge l’intime de chaque individu.

Au cours de notre vie, du fait de notre histoire, de notre culture, de nos croyances, nous construisons des représentations singulières de la mort, et ces représentations peuvent évoluer avec le temps en fonction de nos expériences. Ces représentations peuvent être source de plus ou moins d’angoisse et de ce fait, mobiliser des mécanismes défensifs au niveau psychique. Dans la réalité des entretiens, même si la question de la mort et les angoisses de mort planent toujours, avec certains patients il est possible d’en parler (questionnements conscients) avec d’autres ces questionnements vont et viennent avec le temps, et pour certains cela est très compliqué voire impossible (les défenses maintiennent les sources d’angoisse inconscientes).

Ainsi la question de mourir à domicile ou ailleurs peut parfois être abordée avec les patients mais c’est parfois impossible car le patient ne peut même pas envisager qu’il va mourir bientôt.
Le choix du lieu où le patient souhaiterait mourir peut varier selon le moment où il était en bonne santé (question qui se pose rarement mais qui est soulevée davantage depuis la Loi Leonetti 2005 et la mise en place des directives anticipées), le temps où la maladie est diagnostiquée et le moment de la fin de vie.

J’entends souvent « il sera mieux chez lui qu’à l’hôpital », « mourir chez soi c’est plus naturel », « ça sera plus simple pour la famille ». Ces réflexions illustrent une partie du questionnement de ce débat : « mourir à domicile : souhaité ? ».
Qui souhaite que le patient meure à domicile ? Les politiques ? Les équipes soignantes ? Les proches (proches car pas toujours la famille) ? Le patient ?
Nous connaissons tous les orientations politiques, et dans les débats auxquels j’ai assisté elles semblent porter l’idée d’une mort idéale à domicile (existe-t-il une mort idéale ?).

Au décours de ma pratique hospitalière j’ai constaté combien il était difficile pour les équipes d’accompagner un patient et ses proches en phase palliative (expériences en dehors des unités spécialisées de soins palliatifs, qui constituent finalement la majorité des hospitalisations). Ces équipes submergées de travail, avec peu de temps à consacrer à la relation avec le patient mais surtout peu de temps pour penser, peuvent projeter sur lui et ses proches un désir d’un retour au domicile de façon à éviter (inconsciemment) le moment de la mort, l’émotion associée à la perte et aux séparations (patient et proches), le sentiment d’échec dans la prise en charge (mort=échec de la médecine), voire le sentiment de culpabilité (pas suffisamment de temps à consacrer à cet accompagnement).
Tous ces éléments sont inhérents à ce type de prise en charge et sont relativement travaillés au sein des équipes de SP, mais très peu (sauf initiatives singulières) dans les autres services.
Face au projet d’un accompagnement à domicile, le désir des proches est interrogé ; nous pouvons alors mesurer comme ces questionnements peuvent s’avérer difficiles. Désir conscient/inconscient, souhait pour moi/pour l’autre, angoisses et peurs, relation au patient (au-delà du temps de la fin de vie) s’entremêlent. Les proches tendent à « vouloir ce qu’il y a de mieux pour le patient » jusqu’à s’oublier parfois. Souvent au domicile, les proches se transforment en apprentis : infirmières, auxiliaires de vie, psychologues… Ils ne demandent pas d’aide pour eux : « c’est lui qui compte, s’il va bien, je vais bien ».

Dans l’intimité des consultations j’accueille quelquefois davantage d’ambivalence face au retour ou au maintien à domicile. J’ai constaté notamment que les proches étaient très démunis face à la phase agonique de la fin de vie qu’ils redoutent et qui constitue une résistance à l’accompagnement à domicile (ex : peur de la perte de l’état de conscience du patient, peur d’associer le foyer à des moments/images difficiles).
Par ailleurs, je soutiens très souvent l’épuisement (voire la décompensation) psychique au moment du travail de deuil. Malgré leur bienveillance les proches peuvent parfois penser à la place du patient, et tout décider, ce qui est souvent vécu de façon très infantilisante pour le malade.

L’ambivalence des sentiments d’amour/haine vis à vis du patient (inhérente à toute relation par ailleurs) peut parfois entraver le projet d’une fin de vie à domicile. En outre les conflits familiaux sont parfois majorés dans ces derniers instants empreints d’angoisse.
Quant au souhait du patient, de nombreux éléments s’entremêlent également : désir conscient/inconscient, angoisses et peurs, relation à ses proches. Le désir verbalisé est essentiellement de retrouver ses repères, ses habitudes, son intimité : un lieu connu pour affronter l’inconnu (moyen de reprendre le contrôle en opposition à l’hôpital où le patient peut se sentir qu’ « objet de soins »).

Au domicile, outre les angoisses de mort (peur de la perte, peur de la souffrance, de l’abandon, de l’impuissance), une des peurs verbalisée par les patients de façon quasi unanime c’est « d’être un poids pour ses proches ». La peur de la solitude, à la fois affective et médicale est souvent une des résistances au souhait de mourir à domicile. Le patient a souvent peur de ne pas gérer sa propre panique et le simple réconfort de la sonnette, des bruits et rythmes hospitaliers peut abaisser son seuil d’anxiété.

L’intitulé du débat questionne la possibilité d’un accompagnement à domicile et ainsi ramène au principe de réalité. Force est de constater que la plupart des accompagnements de fin de vie que j’ai effectués ont été à l’hôpital, et que de nombreux patients à domicile se retrouvent à l’hôpital dans les derniers jours voire les dernières heures de leur vie. La phase agonique est très anxiogène pour les proches, les acteurs du domicile et le patient lui-même. De nombreuses questions l’entourent : « comment je saurai que c’est la fin ? », « Comment puis-je savoir s’il souffre et si c’est normal ou non ? ».

Mourir chez soi convoque donc le fait :
– d’être au clair avec son propre état (représentations singulières, défenses face aux angoisses)
– de parler de sa mort avec ses proches et envisager ce projet dans une dynamique groupale (patient, proches, environnement, équipes accompagnantes),
– d’être dans la capacité à accueillir sa souffrance (physique et psychique) et à mobiliser les ressources environnantes.
Entre désirs et craintes il est nécessaire d’accompagner l’ambivalence que comporte le souhait de mourir à domicile afin que ce projet soit possible.

Je souhaite conclure par le questionnement autour du souhaitable qui semble être une rencontre entre ce qui est souhaité et possible. Mourir à domicile semble souhaitable si cela est souhaité (prise en compte des désirs communs patient et proches et de leurs temporalités) et si cela est possible (prise en compte de la réalité culturelle, matérielle et médicale). Ceci convoque selon moi le fait que cette décision au-delà d’être une décision du patient/des proches/compte tenu d’un certain environnement, nécessite un véritable positionnement des politiques de santé. Cela nécessite aussi selon moi un profond changement quant aux représentations communes autour de la fin de vie (une personne perdant toute dignité).

Car comme le dit très bien Éric Fiat (et je terminerai par cette citation) : « cette responsabilité pour le mourant et pour la mort, bien loin d’être un fardeau empêchant de bien vivre est au contraire ce qui fait de nos vies des existences vraiment humaines ».

Céline Mazzoleni. Psychologue. Ligue contre le cancer. Comité du Val d’Oise.

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Ça y est : les agendas 2013-2014 débarquent dans les écoles du Val-d’Oise !

Agenda 2013-2014Depuis maintenant 15 jours, les camionnettes défilent sur le parking de notre comité à Argenteuil.

Il s’agit des agents communaux du Val-d’Oise chargés de venir retirer les agendas scolaires 2013-2014 « Je me sens bien avec les copains » créés par notre comité pour tous les enfants de CM2 du Val d’Oise. Ils les transmettront ensuite à chaque école de leur commune.

Ces agendas sont renouvelés, depuis plus de 9 ans, dans notre département. Ils contiennent des messages de prévention pour sensibiliser les enfants à l’adoption de comportements favorables à leur santé.

Chaque année, ils sont réalisés avec l’aide d’enfants de cycle 3 qui réalisent des dessins, jeux… illustrant les messages de prévention diffusés dans l’agenda.

En effet, les enseignants intéressés inscrivent leur classe au début de l’année scolaire et nous en sélectionnons une quinzaine. Nos chargés de prévention interviennent alors en moyenne pour trois séances. La première visant à définir ensemble la notion de santé, la deuxième sur un thème choisi par l’enseignant : sommeil, soleil, tabac, alimentation ou activité physique ; et la dernière pour accompagner l’enseignant et ses élèves dans la réalisation des illustrations.

Un comité de sélection se réunit au mois de février pour choisir les meilleures illustrations qui seront publiées dans l’agenda de l’année scolaire suivante.

Nous tenons d’ailleurs à profiter de cet article pour renouveler nos remerciements à tous les élèves et enseignants qui ont accepté de participer à ce projet, qui se sont investis et nous ont transmis des illustrations de qualité.

Nous souhaitons également apporter toutes nos excuses à la classe de CM2 de M. SALORD de l’école Carnot à Argenteuil pour avoir commis un oubli lors de la conception graphique de l’agenda et ne pas la faire figurer sur la page des remerciements (p.196) à la fin de l’agenda. Investie et impliquée, cette classe a participé activement au projet en nous transmettant des illustrations sur les thèmes du tabac et de l’alcool, d’ailleurs nombreuses à avoir été retenues.

Ouvrons grand les portes sur le tabac

C’est la mission que se sont donnés les 4ème3 du collège Carnot d’Argenteuil.

Mission menée avec succès lors des multiples représentations :

  • le 06 Juin à la M.J.C. d’Argenteuil devant les 3 classes de 6ème et les parents,
  • le 13 Juin à la Fondation JDB à Fontenay-lès-Briis dans l’Essonne devant une dizaine de professionnels.

Cette mission n’a été possible que grâce au travail d’équipe sur l’année entre les élèves, les professeurs de Technologie, S.V.T. et documentaliste et le comité du Val-d’Oise de la Ligue contre le cancer.

Après dépouillement et analyse des questionnaires distribués à tous les 6ème et 4ème, ils ont réalisé un diaporama, des affiches et une pièce de théâtre.

Les élèves de 4ème3 sont fiers d’avoir mené ce projet à bien d’autant plus que les retours des 6ème sont très positifs et que les professeurs du 91 sont très enthousiastes pour le reprendre dans leurs établissements.

Mission accomplie. Rendez-vous l’année prochaine.

 

Projet hors pairs à Domont

« Toute la vérité sur le tabac ! » : c’est le titre du projet que les élèves de la 4ème Saint-Exupéry du collège St Pie X ont présenté le jeudi 30 mai au centre Georges Brassens, aux classes de 6ème du collège Aristide Briand. Encadrés par leurs professeurs de français et d’arts plastiques et aidés par la responsable de la prévention du comité de la Ligue Catherine Tymen-Azoulay, les élèves ont créé des affiches, un diaporama et ont animé des jeux pour une centaine d’élèves de 6ème.
Grâce à cette action, les élèves de 6ème ont pu prendre conscience de la composition d’une cigarette et de ses 4000 produits, de son action sur le cerveau ainsi que des manipulations de l’industrie du tabac. Espérons que le plus grand nombre d’entre eux saura dire non à la première cigarette.
Un grand merci à Catherine Tiret, l’infirmière du collège Aristide Briand et à Fabienne Guéritault l’adjointe de direction du collège St Pie X, qui ont permis grâce à leur collaboration, la réalisation de ce beau projet.

Constitution des équipes pour les ateliers jeux animés en partie par les élèves de St pie X de Domont.

Constitution des équipes pour les ateliers jeux animés par les élèves de St Pie X.

Fête des Arts au collège Claude Monet à Argenteuil

Samedi 25 mai les bénévoles de la Ligue ont animé le Twist and Move géant dans le cadre de la fête du collège. De nombreux enfants et quelques parents ont réactivé leurs connaissances sur les groupes alimentaires et ont pratiqué de l’activité physique. Cette animation entrait dans le cadre du projet mené avec toutes les cinquièmes sur l’alimentation et l’activité physique. Tout au long de l’année les professeurs d’EPS, de SVT, des encadrants des classes segpa aidés par l’infirmière et formés aux outils de la Ligue par notre responsable de prévention ont mis en place des ateliers et ont organisé un cross avec tous les élèves du collège. Un beau projet qui nous l’espérons permettra à ces élèves de devenir acteurs de leur santé.

Claude Monet - 25 mai 2013

Journées de la santé 2013 à Villiers-le-Bel

Vendredi 24 mai notre équipe de prévention a reçu les beauvillésois au centre Marcel Pagnol pour parler dépistage.
Une soixantaine de femmes ont accepté de participer à notre projet de poster mosaïque pour octobre 2013 et des rendez-vous ont déjà été pris pour organiser des séances de formation de femmes ambassadrices qui inciteront leurs voisines et leurs amies à aller se faire dépister.

Villiers- le-bel - 24 mai 2013

Animations à l’école Jules Guesde à Argenteuil

Les 21, 23 et 28 mai 2013, les élèves des classes des classes préparatoires et élémentaires de l’école Jules Guesde d’Argenteuil ont été sensibilisés autour de plusieurs thèmes autour de l’alimentation.
Deux expositions sous forme de posters leurs présentaient les bienfaits d’une alimentation équilibrée et d’une pratique sportive régulière.
Sous forme de petits jeux, ils ont appris à reconnaitre les différentes saveurs (sucré, salé, acide, amer) ou encore retrouver un fruit ou un légume par le toucher.
Ils ont également pu appréhender les questions et les problèmes d’alimentation à travers le monde, et plus généralement le rapport des hommes à la nourriture, grâce aux photographies de Peter Menzel.
Enfin, ils ont pu laisser libre cour à leurs talents artistiques en reproduisant à leur façon les tableaux des quatre saisons d’Arcimboldo, dont vous pouvez voir ci-dessous les photos.
Les élèves ont visiblement été enthousiasmés et ravis par ces deux journées. Nous espérons que nous pourrons renouveler cette manifestation l’année prochaine !

Forum santé à Ermont

Drogues, addictions et conduites à risques : parlons-en !
Nous en avons « parlé » autour du jeu de l’oie géant animé par les jeunes du CMJ (Centre Municipal des Jeunes) et leurs animateurs le samedi 18 mai 2013 lors du forum santé. Notre responsable de la prévention avait passé un après-midi avec eux en mars dernier pour leur donner des notions sur la prévention tabac et choisir avec eux les questions et les épreuves à organiser. Sept jeunes encadrés par deux personnes d’Ermont et quatre personnes de la Ligue ont accueilli des ermontois de tous âges sur le jeu.

Une bonne expérience pour ces jeunes qui ont été actifs tout l’après-midi. Un grand merci à nos bénévoles qui les ont encadrés et rendez-vous l’année prochaine pour le prochain forum santé.

Ermont - 18 mai 2013

Ermont - 18 mai 2013